Interview : à la rencontre de RCSA_Majin, l’espoir manette du Racing Club de Strasbourg Alsace

Sur PS5, sous le pseudo RCSA_Majin, Thibault Pereira fait partie de ces joueurs qui ont transformé une passion de canapé en véritable projet compétitif. Né le 5 octobre 2001, il a fait ses débuts en compétition sur FIFA 19 au sein de la FAIG eSport, une des meilleures structures régionales de l’époque, avant de rejoindre l’académie esport du Racing Club de Strasbourg Alsace. Depuis, il a atteint à deux reprises les demi-finales de l’eLigue 1 sous les couleurs du club, et vise désormais un cap plus haut : celui de joueur professionnel de la manette. Rencontre.


Comment as-tu découvert la compétition FIFA, et te souviens-tu du déclic qui t’a donné envie de jouer sérieusement ?

« J’ai toujours été meilleur que mes collègues sur FIFA, c’était presque naturel. C’est en découvrant la compétition en ligne que le déclic s’est vraiment fait : affronter des joueurs sérieux, avec un vrai niveau, ça m’a donné envie de continuer et de structurer ma progression au lieu de simplement jouer pour le plaisir entre potes. » Un parcours qui l’a mené jusqu’au tournoi Colmar eSport Show 2017, remporté par surprise face à des joueurs esport déjà installés — un premier coup d’éclat qui a confirmé qu’il avait sa place dans le milieu compétitif.

Comment s’est passée ton arrivée à l’académie esport du RCSA, et qu’est-ce que cette structure t’apporte en termes de coaching ?

« C’est génial de représenter le Racing. Il y a d’abord cette première étape avec la R1 eSport, qui est déjà une fierté, et puis il y a cet objectif de taper au-dessus en eLigue 1. » L’académie du RCSA mise sur un accompagnement complet — coaching individualisé, analyse de matchs, suivi de la progression — pour préparer ses joueurs aux échéances les plus exigeantes de la scène FIFA française.

À quoi ressemble une semaine type d’entraînement, et comment tu gères l’équilibre avec ta vie perso ?

« Tout le monde pense qu’il faut jouer cinq heures par jour, mais c’est faux. Ce qui compte, c’est de jouer correctement, contre les bonnes personnes. » Une philosophie qui tranche avec l’image du gamer enchaînant les heures de jeu : pour Majin, la qualité des entraînements et le choix des adversaires priment sur le volume, ce qui lui permet de garder un équilibre avec sa vie en dehors du jeu.

Tu as atteint deux fois les demi-finales de l’eLigue 1 : qu’est-ce qui t’a manqué pour aller plus loin, selon toi ?

« Le mental, et l’expérience contre le haut niveau. » Une réponse lucide, qui en dit long sur la marche que représente le passage des phases intermédiaires aux plus hautes sphères de la compétition, où la gestion de la pression compte souvent autant que le niveau technique pur.

Quel est ton style de jeu, tes forces sur le terrain virtuel, et un souvenir de match qui t’a marqué ?

« Pas de match en particulier, mais mon style de jeu est basé sur l’offensif ! » Un profil de joueur tourné vers l’avant, qui cherche à faire la différence en prenant l’initiative plutôt qu’en subissant le rythme imposé par l’adversaire.

Tu vises le statut de pro de la manette : où te vois-tu dans deux ou trois ans, et le partenariat RCSA-Vitality est-il un objectif pour toi ?

« J’espère, bien sûr que c’est un rêve ! » Le Racing a noué un partenariat avec Team Vitality en avril 2021 pour structurer son équipe professionnelle FIFA — une passerelle qui nourrit forcément l’ambition des jeunes joueurs de l’académie, Majin en tête.

Un rituel ou une superstition avant de jouer ?

« J’écoute toujours du Booba avant de commencer un match. » Un petit rituel musical comme beaucoup de compétiteurs en ont, histoire de se mettre dans la bonne énergie avant d’entrer en jeu.

Un conseil pour un jeune qui rêve de rejoindre une académie esport comme la tienne, et un mot pour les supporters du Racing ?

« Toujours croire en ses rêves et continuer de progresser. Allez Racing ! »


Merci à RCSA_Majin pour cet échange. On lui souhaite le meilleur pour la suite de la saison et pour ses ambitions en eLigue 1.